La beauté n'appartient sans doute à personne. Mais qu'en est-il des objets que les musées ont élevés au rang d'art ? Appartiennent-ils au lieu qui les a vus naître ? À la culture dont ils incarnent le génie ? À l'humanité entière qui y accéderait par l'intermédiaire d'institutions dédiées à leur conservation ? Mais comment alors justifier que seuls certains d'entre nous jouissent de ce patrimoine réputé universel ? Peut-être faut-il d'abord se demander ce que les pérégrinations de ces objets révèlent de notre histoire. S'ils ont suscité là où ils sont arrivés des fécondations esthétiques inattendues, ils ont aussi…
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