«Des spectres d'arbres se dressent en négatif sur fond d'encre. Des fantômes. Je pense aux incendies dans les Alpilles. S'émouvoir, pinceau en main, de la mort des arbres devant une feuille de papier ne va pas sans contradiction. Le papier, la table, une bolée d'encre (du charbon de bois), la gomme arabique (la sève qui parle dans le blanc des lignes), procèdent de la forêt saignée, abattue, débitée, broyée, brûlée. Nous devons beaucoup aux arbres. C'est du reste en les observant que j'ai appris à dessiner.» Alechinsky. Cet ouvrage est publié à l'occasion de l'exposition «Pierrre Alechinsky. Les ateliers du…
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