Quand Hubert Beuve-Méry entre dans le journalisme, c’est pour dévoiler un mensonge d’État. Et lorsqu’il prend la tête d’un grand quotidien national, qu’il nomme “Le Monde”, c’est pour mettre toute sa vie et son énergie au service de l’information, la vraie, celle qui ne ment pas, celle qui ne se laisse pas corrompre.
“« Vous voulez donc devenir journaliste, Paul ? » finit-il par demander. À cet instant, sous sa crinière blanche, on aurait dit le sphinx à l’heure du verdict. « Je compare souvent la fonction de journaliste à celle d’instituteur. Le journaliste est là pour instruire, lui aussi,…
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