Je suis la preuve qu’un avortement peut provoquer l’indifférence ou une déflagration.
Je suis la preuve qu’un même corps peut vivre deux fois ce même événement en mobilisant de façon totalement différente la tête qui le surplombe ou les émotions qui l’animent.
Je suis la preuve qu’il peut occuper vingt ans ou les seules semaines nécessaires à son accomplissement.
Qu’il peut être l’unique issue ou simplement permettre d’attendre un meilleur moment.
Alors, j’ai été lasse des discours péremptoires et fermés sur les raisons pour lesquelles les femmes devraient y avoir recours et sur ce qu’elles devraient ou non ressentir à…
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