La poésie de James Baldwin est de celle qu’il faut psalmodier. C’est à cette condition que les images, fortes et souvent provocantes, trouvent dans les rythmes leur véritable résonance. J’ai souhaité traduire ces poèmes, avec Philippe Wehle, pour permettre au lecteur français d’accéder à leur saveur étrange. Mais sachant qu’aucune traduction, jamais, ne rendrait la prosodie originale, j’ai demandé à James Baldwin l’autorisation de publier face à face les poèmes qu’il avait écrits et ceux qui sont nés de leur transposition. Ainsi, des interrogations révoltées aux questionnements indiscrets que l’âge suggère, ils seront déchiffrables pour tous.
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