Le mou dégoûte, effraie, agace. Indécis et inconstant, il nous renvoie à notre propre dégénérescence. De la pieuvre à la morve en passant par l’apathie du flemmard, il indispose. Mais cette mollesse tant décriée évoque également la fluidité et le flottant, le réconfort d’un beignet moelleux. Et le temps du relâchement et de la contemplation n’est-il pas celui de la pensée créatrice ? Le mou est souple, insaisissable… dissident ! Sa réhabilitation, pourtant, n’est pas évidente. De la léthargie politique à la mozzarella, de l’impuissance aux tentacules, du coup de mou au pouvoir du jogging, la philosophe Géraldine Mosna-Savoye cherche…
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