« En pure perte
ma vie coule en ce monde
dans le temps d’une longue averse »
Oui, la poésie est éternelle et universelle, comme le cœur humain. Ono no Komachi, trace ténue résistant au passage des saisons, ombre pâle d’une fleur de cerisier, a traversé les âges jusqu’à nous. Par une sorte de renversement, celle qui a déploré puis incarné l’inévitable dégradation de toutes choses accède par là même à l’immortalité. La poignée de poèmes qui subsiste d’elle assure sa victoire sur l’impermanence.
Corinne Atlan
Composé de plus de cent poèmes, parfois seulement associés à Ono no Komachi sans…
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