Dans ces poèmes en prose, comme dans les «Tableaux parisiens» des Fleurs du mal, le poète descend dans les rues de la grande ville pour affronter le visage à la fois un et multiple de la misère humaine. Ainsi, cette petite vieille ratatinée, ce saltimbanque, ces veuves, ces pauvres sont autant de miroirs qui lui renvoient l'image de sa propre déchéance.Cependant, la tentation reste forte de fuir, d'échapper un instant à l'enfer moderne. Faire du poème une «invitation au voyage» pour se retrouver «anywhere out of the world»...Baudelaire manie ici une «prose poétique sans rythme et sans rime», au plus…
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