Idéal est un mot d’Europe : il s’y retrouve d’une langue à l’autre, seule diffère la façon de le prononcer.
Il n’est pas banal d’avoir isolé dans la vie de l’esprit cette représentation unitaire, séparée de l’affectif, qu’on appelle «idée». Il l’est encore moins d’avoir imaginé reporter sur elle, promue en «idéal» séparé du monde, la fixation du désir, au point de faire de cette abstraction le mobile d’une humanité prête à s’y sacrifier.
L’idéalisme platonicien et la dramatisation de l’existence qu’un tel coup de force a inspirée, le lecteur les redécouvre à neuf considérés depuis la Chine.
Car la…
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