Ce qui traverse toutes ces figures, de Platon à Claudel, malgré leurs divergences, c est une même certitude tacite : la musique agit avant qu on ne le pense. Elle précède l analyse, déborde les cadres, s impose comme une expérience. On peut la réglementer, la soupçonner, la subordonner, mais jamais la contenir tout à fait. Si elle engage si fortement la spiritualité, c est qu elle touche à une zone antérieure au langage, où se forment les dispositions les plus profondes de l âme. Elle n enseigne pas, elle dispose ; elle ne conclut pas, elle met en état.…
—
Ajouter votre note générale, une note de page 100 ou 43, un extrait ou commentaire sur ce livre
Aucune note pour le moment.
Connectez-vous pour publier une note.