Retour à la nature, engouement pour les spiritualités anciennes, soif de rites : les mythes que nous croyions dissipés sont revenus. Ils n’avaient jamais disparu du judaïsme. On présente volontiers celui-ci comme la religion qui aurait récusé les dieux, les forces et les puissances de la nature, en somme comme l’invention même du désenchantement. C’est oublier que, des monstres bibliques aux forces divines ou maléfiques de la Kabbale en passant par la démonologie talmudique, des rites agraires aux rêves messianiques, du temps cyclique des fêtes à la sacralisation de l’Éros, le judaïsme n’a cessé de penser la terre, le corps…
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