Le Ping-pong annonçait un renouvellement de la dramaturgie d'Arthur Adamov. Au lieu des archétypes ou des figures oniriques qui peuplaient jusqu'alors son théâtre, les personnages du Ping-pong témoignaient tous, à des degrés différents, d'une réalité sociale. Avec Paolo Paoli, ce renouvellement s'accomplit. Au Ping-pong faisait encore défaut une société précise. Nous la trouvons maintenant dans Paolo Paoli : c'est la société de notre prétendue «belle époque». Paolo Paoli n'est pas, bien sûr, une de ces pièces dites historiques où l'histoire ne sert que de prétexte à l'amusement ou au dépaysement du spectateur complice. À travers ses personnages qui, au départ,…
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