Le 13 avril 2026, le cimentier Lafarge, fleuron de l’industrie française, a été reconnu coupable de financement de terrorisme pour avoir, dans la Syrie en guerre, maintenu coûte que coûte l’activité de son usine de Jalabiya jusqu’en septembre 2014.
Justine Augier a minutieusement documenté le travail acharné d’une poignée de jeunes femmes – avocates, juristes, stagiaires – qui voulaient croire en la justice. Le procès, de nature exceptionnelle, a ainsi marqué un tournant dans l’impunité de la “personne morale” qu’est l’entreprise, pour atteindre un système où l’obsession du profit, la fuite en avant et la mise à distance rendent possible…
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