Depuis des siècles, le pouvoir politique au Moyen-Orient puise sa légitimité dans le religieux, sacralisant la langue écrite au détriment du vernaculaire et mettant l’écriture au service de la répression. Pourtant, ni le Coran ni la tradition prophétique ne définissent de modèle de gouvernement. De cette ambiguïté est née une imposture majeure : l’appropriation du titre de « successeur du Prophète » pour justifier un pouvoir absolu et soumettre la religion à l’État. Il en résulte un système intrinsèquement marqué par la corruption, la répression et la censure. Lorsque ce modèle échoue, il ne produit pas de réforme, mais des…
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