Isabelle, ma petite sœur, a toujours été vive, intrépide, joyeuse. C’est elle qui m’a empêché de dériver vers la mélancolie et de tomber parfois. Elle m’appelait chaque jour pour me parler de ses projets et surtout, folle de cinéma, du film qu’elle venait de voir. Nous avions gardé le même regard sur le passé, nos amours particulières, la politique, la vie. Mais elle a soudain été très malade. Je suis aussitôt descendu la voir à Perpignan où elle s’était retirée, enchantée par le soleil catalan. De la famille, nous n’étions plus que tous les deux ; c’était à mon tour…
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