Sido, c'est Sidonie Landoy, la mère de Colette. C'est celle qui appelait sa fille «Beauté, Joyau-tout-en-or» ; celle qui avait besoin de son jardin et du «plein air de la province» ; à l'ouïe fine, celle qui goûtait le temps et annonçait neige et bourrasques... Dans Sido, triptyque achevé en 1930, Colette invoque ses souvenirs d'enfance pour ranimer la figure maternelle. De la pudeur d'un couple dans l'obscurité bleue au chant nocturne d'un rossignol avide de liberté en passant par les instants sacrés de paresse qu'offre le dernier feu de l'année, l'auteure sonde, dans Les vrilles de la vigne, les…
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