Dans l’appartement de Norestrand Avenue, ma tête tourne aussi fort et aussi vite que les pales du ventilateur. Le calme reprend ses droits lorsque la décision de revoir Marianne s’impose avec netteté. Rien ne me retient à New York, rien ne me presse non plus, je veux prendre le temps de traverser les États qui nous séparent, arpenter des espaces inédits, raviver la mémoire de certains lieux. Les dernières lettres de Marianne datent d’il y a trois ans ; sur chacune d’entre elles Marianne avait l’habitude de dessiner un paysage de rives et de dunes, celles de l’Indiana au bord…
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