Je suis hantée par l'identité de la littérature, par la nature de son influence sur nous et sur le monde, par sa survie. Quand la politique fonctionne comme une fabrique de l'ennemi, si un art de raconter nous élève, c'est bien la littérature. Invitation à cultiver notre attention extrême , elle nous révèle d'autres vérités sur nous-mêmes que celles blessées par le pouvoir et la culture médiatique, réconcilie nos identités en guerre, nous convie à une expérience du plaisir plus forte que les drogues. Je crois, après Virginia Woolf et Pier Paolo Pasolini, que l'art est par essence antifasciste :…
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