Sans Habib Bourguiba, la Tunisie ne serait pas, à l’orée de 2019, la seule démocratie du monde arabe. Oriental occidentalisé, musulman nourri des Lumières, il a conduit son pays à l’indépendance et l’a ouvert sur le monde moderne. Il croyait à l’éducation de tous et à l’émancipation de la femme musulmane. À peine parvenu au pouvoir en 1956, il interdit la polygamie, la répudiation et les mariages prononcés sans le consentement de l’épouse. Ce « code du statut personnel », imposé à une société imprégnée des valeurs du Coran, est d’une audace folle pour l’époque, et le reste aujourd’hui. Au…
Ajouter votre note générale, une note de page 100 ou 43, un extrait ou commentaire sur ce livre
Aucune note pour le moment.
Connectez-vous pour publier une note.