Raymond Queneau eut un jour une idée bizarre : composer dix sonnets, les découper vers à vers en fines languettes, enfin, choisissant au hasard un premier vers chez l'un, un deuxième chez l'autre, et ainsi jusqu'au quatorzième et dernier, fabriquer un nombre considérable de poèmes recombinés. Cent mille milliards de poèmes fut publié en 1961. Cinquante ans après sa mort, les membres de l'Oulipo s'emparent du livre. Cette fois, ils chassent l'aléatoire et, pour recréer "leurs" poèmes, s'imposent des contraintes. Elles sont de toute nature : un poème ne parle que d'aliments, un autre seulement d'animaux, d'émotion ou d'instant fatal…
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