Persuadée qu’il suffit de les énoncer pour que les choses existent, elle décide, le temps d’une parenthèse, de s’inventer une vie sous haute tension en supprimant tous les temps morts pour ne garder que les bascules. Dans sa réserve d’images fictives, elle va chercher les figures légendaires, quelques fragments de discours amoureux, sans oublier les deux ou trois apprentissages nécessaires et suffisants pour lui permettre de hanter plus tard parce que sinon comment ne pas mourir. Quelques petits blocs de prose volontaire pour planter le décor, faire débarquer les hommes et travailler la prise d’élan sauf qu’à trop miser sur…
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