Pierre Bonnard ne s’est rendu qu’une seule fois dans sa vie aux Etats-Unis, en septembre 1926. Il est alors invité à faire partie du jury du prix Carnegie. Il n’a été invité qu’au dernier moment, faisant figure de remplaçant d’un peintre malade ayant dû déclarer forfait. Il a 59 ans, ne parle pas anglais ; il part sans sa compagne Marthe, pour une sorte de voyage organisé, accompagné d’un artiste italien et d’un anglais, sous la houlette de Guillaume Lerolle, qu’il connaît bien. En deux semaines il va découvrir New York, Pittsburgh, Chicago, Cleveland, Washington, Philadelphie. Un autre monde, un…
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