"Nous nous battons toujours à fond, complètement, jusqu'à la dernière goutte du sang des autres. À la fin il n'y a ni gagnants ni perdants. La guerre n'est qu'un long serpent. La tête est un président fou et la queue est ce jeune homme, perdu devant l'entrée du métro Ribaucourt à Bruxelles." Enrôlé à vingt-huit ans dans l'armée croato-bosniaque lors de l'agression de la Bosnie par l'armée fédérale ex-yougoslave, Velibor Colic a connu l'épouvante où sombraient les hommes, mais aussi les animaux, les arbres, les champs, les jardins, les maisons, tout ce monde de beauté paisible qui avait été le…
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