Maurice Godelier, anthropologue passionné d’art, éclaire d’un jour nouveau les arts dits « primitifs ». Il montre que, dans les sociétés tribales, ignorant l’État et les classes sociales, la notion de beauté existe, mais pas les notions d’art et d’artiste. Puis, appliquant à l’ensemble des formes d’art sa méthode de recherche des invariants des différents domaines de la vie sociale, il met en évidence les quatre éléments qui doivent toujours être réunis pour qu’existe une œuvre d’art, quelle qu’elle soit : du théâtre de Sophocle à Guernica de Picasso, d’un vase rituel des Chang à une sculpture d’Archipenko. Pour lui,…
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