Cette voix basse, sourde, errant à la recherche d'un être capable de deviner l'émotion qu'elle réprime : c'est la voix de Marcel Arland, le plus secret, le plus solitaire de nos écrivains, qui, pour une fois, demande qu'on l'écoute. Il envoie des lettres à ses amis. Les uns, bien réels : Jouhandeau, Grosjean, Paulhan, Dominique Aury. Les autres, ou morts, ou imaginaires ou mythiques : Mme de Sévigné, Remizov, un enfant, le Dieu inconnu, le vent d'Est.C'est que Marcel Arland a deux ordres de confidences à faire. Il se soucie d'expliquer pourquoi et comment il écrit, comment et où il…
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