«La volonté qui s'affirmait dans mes promenades fanatiques avait en moi de très anciennes racines. Jadis, en Limousin, au long des chemins creux, je m'étais raconté qu'un jour je parcourrais la France, peut-être le monde, sans manquer une prairie ni un bosquet ; je n'y croyais pas vraiment ; et lorsqu'en Espagne j'avais prétendu voir tout, je donnais à ce mot un sens très large. Ici, dans le rayon où mon travail et mes ressources me cantonnaient, la gageure ne paraissait pas intenable. Je voulais explorer la Provence plus complètement et avec plus d'élégance qu'aucun excursionniste chevronné. Je n'avais jamais…
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