Il est des branches, au sommet de forêts denses, qui jamais ne s’entremêlent. En botanique, on appelle ce phénomène comportemental « la timidité des arbres ».
César a emménagé il y a quelques mois dans une grande ville pour y poursuivre ses études. Mais, en proie à des insomnies et à un mal-être qui ne dit pas son nom, il déserte les bancs de l’université et s’isole de ses camarades. Dans son petit appartement, les racines percent et soulèvent bientôt le sol ; les feuillages bigarrent murs et plafond. Dehors, la flore envahit peu à peu les rues, détruisant le…
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