Pour résoudre leurs conflits frontaliers, les hommes ont jadis inventé la diplomatie, d’abord entre deux entités puis, à partir du congrès de Vienne, entre plusieurs États souverains. Ce modèle multilatéral régit encore aujourd’hui le fonctionnement des Nations unies, et celui des COP sur le climat. Mais face au défi climatique, il ne fonctionne plus : les COP, minées par les égoïsmes nationaux et l’omniprésence des lobbies, s’avèrent impuissantes à imposer les mutations nécessaires.
Pour y remédier, David Van Reybrouck propose de substituer à la raison d’État une “raison de Terre” : les intérêts de la planète seraient représentés par une…
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