Veules, médiocres, obscurs, les acteurs de ce drame – une sombre conspiration nihiliste dans une quelconque ville de province – gravitent autour de la figure de l’orgueilleux et creux Stavroguine.
Publié en feuilleton à partir de 1871, ce roman nous entraîne au cœur d’une société qui tout entière se précipite, sans espoir de retour possible, vers l’indicible et le chaos. Et son tourbillon continue de nous hanter longtemps.
Par une espèce de bouffonnerie indifférente, pas même grimaçante, non, grotesque, ce texte abandonne le lecteur, essoufflé, avec rien. Possédé.
A. MARKOWICZ
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