1848 est une révolution sans prestige. Face à la rigueur jacobine de 1793, à la pureté communarde de 1871, à l'efficacité bolchevique de 1917, elle paraît n'offrir que les contradictions, tantôt dérisoires, tantôt sanglantes, d'un mouvement incertain et bientôt liquidé. Maurice Agulhon rouvre ici le dossier d'une tentative malmenée par l'histoire. Qui étaient les Quarante-huitards ? Quelle logique les a conduits des espoirs de février à la répression sauvage de juin, à l'abdication entre les mains de Bonaparte ? Voici leur générosité et leur inconséquence, la part du rêve et le poids des choses. Avec 1848, une nouvelle sensibilité politique…
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