Né en 1867, mort prématurément en 1905, Marcel Schwob, figure centrale et secrète de son époque, fut un lecteur de Villon comme de Stevenson, un traducteur de Defoe et de Shakespeare, un spécialiste de l'argot et un chroniqueur acéré, l'interlocuteur aussi de tout ce que la littérature comptait de plus actuel, de Gide à Jarry, dont il fut le premier éditeur, de Gourmont à Claudel, et de Wilde à Colette ou Meredith. Narrateur, historien, linguiste, critique, fabuliste, il ne se contenta pas d'un seul rôle ou emploi littéraire, les occupant tour à tour suivant l'occasion et la nécessité. Schwob fut…
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