Beyrouth, 1983. Ne pas se plaindre, cacher sa peur, se taire, quitter à la hâte un appartement pour un autre tout aussi provisoire, l’enfant née à Beyrouth pendant la guerre civile s’y est tôt habituée. Les voix de la fille et du père, ces deux “mauvaises herbes”, murées dans le silence par la violence qui les entoure, se répondent. À l’exil intérieur s’ajoutera l’exil géographique qui séparera la fille de son pays et de son père, ce « géant », tant admiré. À Paris, les déchirures du monde et la mémoire en ruine la poursuivront. Resteront les mauvaises herbes qui…
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