On aura beau jeu de se moquer du pauvre Akaki Akakievitch, qui fonde tant d’espoirs sur son nouveau manteau : chez Gogol la médiocrité est une tentation irrésistible, que même le fantastique échoue à surmonter. Un nez émancipé de son propriétaire, quoi de plus fou ! Si volontaire que soit cet organe, il n’échappera pourtant pas au rêve partagé par le chœur des fonctionnaires de toute la Russie : devenir conseiller d’État… Mais la sincérité, souvent touchante, de ces légions d’hommes obstinés à rêver d’ordinaire peut se muer en fanatisme de la banalité. Le héros du « Portrait », adepte…
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