Pour les deux enfants qu’ils ont faits, pour eux-mêmes peut-être, Flore et Joël rêvent encore, en ce début de millénaire, de “lendemains qui chantent”. Mais on dirait que partout, sur les écrans, ne s’agitent plus que les pantins d’une société sous perfusion, droguée au virtuel, repue d’illusions informatives. Eux sont vivants. Dans le béton de leur banlieue, dans les rues de Paris, ils se cherchent, s’empoignent, s’aiment et puis s’oublient. Ils n’entendent pas la voix off qui, comme un contrepoint à leur aventure, fait entendre la sombre litanie des désastres accumulés par le siècle.
De l’exaltation de la vie des…
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