En 1945, après le bombardement massif de Dresde par les Alliés, la Madone Sixtine (1512-1513) de Raphaël est retrouvée par les brigades des trophées —des groupes dans l’armée soviétique chargés de localiser les chefs-d'oeuvre des collections est-allemandes. Cette « conversation sacrée », dont l’exceptionnelle humanité a fasciné des générations d’artistes et d’écrivains russes, quitte la « Florence de l’Elbe » pour Moscou. Proie devenue trophée, la Madone Sixtine est l’otage des jeux d’influence entre vainqueurs et vaincus. Par qui ce tableau a-t-il été regardé pour être tant désiré ? Moins connues en France que les Monuments Men américains, les brigades…
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