« C'est en grande partie d'après les sons qu'émettent les gens que nous les jugeons sains d'esprit ou fous, masculins ou féminins, bons, mauvais, fiables, dépressifs, mariables, moribonds, susceptibles ou non de nous faire la guerre, à peine supérieurs à des animaux, inspirés par Dieu. » Dans l'essai intitulé « Le genre du son » qui vient clore Verre, Ironie et Dieu, Anne Carson s'interroge sur les valeurs morales prêtées traditionnellement aux sons, et tout particulièrement sur la réception des voix féminines. Appuyée en particulier sur la lecture de textes antiques, la perspective critique et féministe qu'elle y développe éclaire…
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