Conscient des mutations de son époque, à l’affût du renouveau théâtral, Jean-Marie Serreau fait connaître Brecht après-guerre et ouvre la voie à Beckett, Ionesco, Genet. Il est le premier à croire en la modernité de leur écriture et à introduire sur les scènes les technologies audiovisuelles. Il contribue à l’aménagement du cloître des Carmes, la seconde scène du festival d’Avignon, et fonde le Théâtre de la Tempête, à la Cartoucherie. Convaincu que l’universalisme occidental doit céder la place, il participe à décoloniser les imaginaires en révélant en France Kateb Yacine ou Aimé Césaire et en déployant au plateau des distributions…
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