"La poésie de Georges Castera ne tolère pas la nostalgie. Ce n'est pas au passé mais à la rébellion qu'elle est restée fidèle. L'entrée en poésie (en créole de surcroît, dans cette langue qui, dans les années 1950, n'est pas encore reconnue telle par les doctes comme par le grand monde) constituera d'ailleurs la plus grande rébellion. Quand on se nomme Georges Castera fils, on se doit de devenir médecin comme son père, surtout après deux ans de France, onze ans d'Espagne. On ne transite pas quinze ans aux Etats-Unis à mener une vie d'ouvrier avant de revenir au pays…
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