« Je marchais à pas lents de bout en bout dans la Maison, et la traîne de fourrure me suivait comme un lourd serpent louvoyant. Bêtes fauves, bois de camphre, pin qui brûle et pain qui fume, j'emplissais la Maison de chaleur et de lumières. J'en étais la force vitale, l'organe palpitant dans un thorax de charpentes et de pignons. » Isadora a passé toute son existence dans la grande maison de son enfance. Pourtant, il lui faudra bientôt affronter le monde extérieur. Au cours des saisons qu'elle se remémore comme autant de tableaux, résonnent la joie et l'émerveillement d'un…
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