En cette belle matinée qui précède la visite officielle, le fauve politique se repose. Il croque un croissant, mord au passage l’hôtelier qui le sert, il grogne sur son directeur de cabinet, un sournois celui-là. Quelques humiliations encore à distribuer, à sa femme Yvonne notamment, et il sera bientôt prêt à prononcer son discours de commémoration. Mais le diable touille dans les marmites de la finance. La bête a dressé l’oreille, le nez en l’air, elle hume l’odeur du grand marché européen.
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