Si j'ai reçu promesse un jour d'un autre ciel que celui qui vous coupe les bras, je l'ignore. Comme vous je souffre la tempête et le froid et la fatigue insomnieuse ; le désert me traverse,
l'absence des visages, tous ces poings de pierre et le martèlement des vivants dans le labyrinthe. Oui, comme vous j'ai peur d'atteindre au bout du couloir, comme un nageur touche le fond,
de connaître que tout ici fut vain, chute, faux miracle, qui ne portait l'homme au-dessus de lui-même, là où la ceinture des ombres se détache du cœur et tombe
avec la nuit…
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