Bien des essors poétiques se prennent de nos jours sur le tarmac de l'intellect. Il arrive qu'un mot, dans un recueil, occupe seul, tout seul, le ciel d'une page. Un ciel où notre plus prodigieux véhicule, le langage, a mieux et plus généreux à faire entre l'humanité souffrante, jubilante, monstrueuse, sublime, amoureuse, promise à la mort, appelante, et le terrible mutisme d'au-dessus, que d'ésotériques voltiges. Si les plumes de Pégase se dispersent aux rafales des turboréacteurs, je tiens à demeurer dans la lignée des poètes qui, pour travailler à rencontrer, sustenter et enchanter les âmes, eurent comme outil la rémige…
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