Il faut tenter de comprendre ce miracle : Marguerite Duras a échappé au purgatoire. Treize ans après sa mort, elle ne cesse d’intéresser, en France et à l’étranger, où elle est l’écrivain français contemporain le plus traduit et le plus diffusé. Depuis trois ans, des textes posthumes – les Cahiers de la guerre et le petit récit intitulé Caprice, paru en 1944 (on trouve ici les preuves qu’elle en est bien l’auteur) – changent l’image qu’on avait d’elle. Caprice, en particulier, rompt avec la vision vaudevillesque et bourgeoise de l’adultère, et éclaire à l’avance Hiro - shima mon amour. Tout…
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