Au début des années 1860, à l’heure où la Russie se libéralise, un fonctionnaire se fait avaler par le premier crocodile jamais montré à Saint-Pétersbourg. En cette période de naissance du capitalisme, le crocodile est à la fois propriété privée et source de revenus, il est donc inviolable. D’ailleurs, il est creux et confortable à souhait ; il permet de penser, de parler, et d’être écouté – c’est, du moins l’avis de la victime. Cet apologue ravageur, qui parodie le mythe de Jonas, a été écrit en 1865 par un auteur qui travaillait en même temps sur “Crime et châtiment”…
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