“Pensif” me paraît un mot riche, mais négligé par la pensée. Car être pensif, c’est laisser aller sa pensée en même temps qu’on s’y trouve absorbé. La pensée s’y relâche apparemment, mais elle ne nous lâche pas. Elle évolue au gré en même temps qu’elle est concentrée, mais au gré de quoi qu’on ne saurait dire ? Or qu’est-ce qu’être pensif permettrait de penser, à quoi le penseur ne pourrait accéder ? Il faudra bien s’expliquer néanmoins pourquoi la production littéraire, elle qu’on voit fleurir depuis toujours et partout dans le monde, n’a trouvé pourtant son nom propre de “littérature”…
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