Bardo solo est l’une des composantes de Retour au goudron, l’ultime performance littéraire du post-exotisme. Bardo, parce que c’est ainsi que se nomme le monde flottant où le décédé chemine quarante-neuf jours avant de renaître, assailli par des visions, des souvenirs et des rêves. Solo, parce que cette longue marche s’effectue sans compagnon ni compagne. Ici, Infernus Iohannes choisit de mettre en scène cette déconcertante épreuve. Il imagine un spectateur assistant à quarante-neuf saynètes successives, parcourant une mort devenue théâtre, avec des comédiens et des comédiennes qui ne tiennent pas compte de lui, ou parfois s’adressent à lui sans attendre…
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